Le Cercle Europe et Technologies du Futur a accueilli Giorgos Verdi, Policy Fellow à l’European Council on Foreign Relations (ECFR), pour un échange consacré à la diplomatie numérique et à la compétitivité technologique européenne. Dans un contexte de montée des tensions géopolitiques et d’instrumentalisation des dépendances technologiques, son intervention a apporté une lecture lucide et résolument pragmatique.
Points clés à retenir
- Fin de l’illusion de la coopération automatique : les technologies sont devenues des leviers de puissance et de coercition.
- Pas d’autarcie, mais une indépendance pragmatique, ciblée sur des secteurs critiques :
- espace et capacités de lancement,
- semi-conducteurs (notamment les puces “mainstream”),
- cloud computing,
- intelligence artificielle.
Des leviers différenciés selon les secteurs avec des investissement public massif pour les secteurs très capitalistiques (ex. spatial), des actions sur le marché, la régulation et la commande publique.
Deux impératifs :
- Mieux mobiliser le capital européen, public et privé, et corriger les erreurs de ciblage industriel.
- Renforcer la recherche et les écosystèmes technologiques comme piliers de souveraineté.
Une diplomatie numérique réaliste, combinant partenariats stratégiques et approche plus stricte du “Made in Europe” pour les fonctions vitales.
