À l’occasion d’un déjeuner organisé par le Cercle des réseaux européens, Christophe Grudler, rapporteur ITRE sur l’Acte européen sur l’accélération industrielle (IAA), a souligné l'importance d'européaniser le débat.
L’objectif affiché est clair : renforcer la souveraineté économique de l’Europe, sécuriser les chaînes de valeur stratégiques et faire en sorte que les investissements européens bénéficient davantage aux acteurs européens.
Le texte vise également à soutenir la réindustrialisation du continent, avec une ambition de porter la part de l’industrie européenne à 20 % du PIB. Plusieurs secteurs clés sont concernés, notamment l’énergie, l’acier, l’aluminium ou encore les technologies industrielles critiques. Les débats restent toutefois ouverts sur l’élargissement du périmètre à d'autres secteurs tout au long de la chaine de valeur des secteurs identifiés.
Les échanges ont également mis en lumière les défis politiques et juridiques du texte : définition du périmètre de la préférence européenne, place des pays partenaires, multiplication des actes délégués et nécessité d’assurer une plus grande visibilité réglementaire pour les investisseurs et les entreprises.
Dans un contexte de concurrence internationale accrue, notamment face aux surcapacités industrielles chinoises, l’IAA apparaît comme un instrument majeur pour restaurer des conditions de concurrence plus équilibrées et renforcer la compétitivité européenne.
La réussite du texte dépendra largement de sa capacité à fédérer un soutien politique large au sein des États membres afin d’aboutir à un compromis ambitieux.
